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Clément Dien, l’illustrateur au crayon empreint de poésie

5 avril 2018

Clément Dien, l’illustrateur au crayon empreint de poésie

Clément Dien est un jeune illustrateur toulousain spécialisé dans l’illustration jeunesse, opérant dans différents styles, différentes techniques. Je suis parti à sa rencontre pour connaitre un peu mieux son parcours et ses aspirations ! 

Hello Clément, comment as-tu débuté, qu’est-ce qui t’a donné envie d’être illustrateur?
J’ai toujours aimé dessiner sans avoir de niveau conséquent. Après le Bac j ai fait l’école Pivaut (école d’art appliqués) qui forme aux métiers de Graphiste, Illustrateur, décorateur, et bédéiste .
J’ai suivi un tronc commun et je me suis spécialisé en illustration au fur et à mesure du cursus.


Comment as- tu fait pour te faire connaître et présenter ton travail?
En sortant de l’école, j’ai listé les maisons d’éditions jeunesse, avec les noms de directeurs et leurs contacts.
Et je leur ai envoyé mes différentes illustrations.

Est ce que l’envie d’être illustrateur vient de l’enfance ou est-ce venu plus tard?
Le truc c’est qu’on dessine tous quand on est gamins. En même temps, quand t’es petit, tes parents te filent tout le temps des crayons pour que tu restes tranquille (rires).
On te dis moins “Tiens, chante une chanson”,  que “Dessine-nous quelques chose”. Donc, sans avoir d’idée précise de l’âge, ça a dû partir de là !

“Le petit bleu”, album jeunesse avec Juliette Parachini

Quel a été le déclic pour te lancer à fond dans ce métier?
Après l’école, je me suis motivé, je me suis lancé à ce moment là.
Pendant ma formation j’ai fait des stages dans un magazine de jeux de sociétés et jeux de rôles, JDR magazine. J’avais fait des dessins pour eux, puis ils ont lancé un jeu qui s’appelait “Aperitivo” pour lequel j’ai participé aux graphisme. C’est ce premier projet qui m’a lancé dans le milieu professionnel.

Qu’est ce qui t’a servi de tremplin?
C’est le fait de me mettre en collaboration avec des auteurs.
Ils m’envoient un texte, moi je m’imprègne du texte, je fais des recherches, des croquis, et je “ponds” 3 illustrations finies. On les couche sur papier et on les envoie au maisons d’éditions, comme une sorte de bande annonce. Quand tu envoies l’idée toute faite au éditeurs c’est beaucoup plus facile.

J’ai fait un projet qui s’appelle “Renard”, on avait soumis ça a une maison d’édition, mais il faut savoir qu’il peut se passer 2 ans entre le moment ou tu envoies le projet et le moment ou la maison te donne le feu vert. Donc avec le travail que tu refais 2 ans plus tard, forcément tu évolues, et certaines maisons d’éditions peuvent le voir comme un changement de style.

Balade, album jeunesse avec Juliette Parachini

Quel sont les moments où tu es fier de ton travail?
Ha ça c’est dur…En général, je peux finir une peinture et être assez fier de moi, puis la revoir 2 mois plus tard et la trouver nulle. Mais l’œil évolue, on l’aiguise au fur et à mesure sa perception…

Qu’est-ce qui t’inspire?
J”aime le monde animalier et tout ce qui est mystérieux, fantastique, tout en gardant un coté esthétique.
J’aime bien tout faire donc ça peut être du nu, une scène de vie de rue, une nature morte.

Ca peut m’arriver de prendre en photo un truc pour garder l’idée sous le coude.
Je travaille aussi selon aussi ce que j’ai en tête, mon état d’esprit, des conversations, des films. Certains travaux d’autres artistes m’inspirent aussi par exemple, comme Frédérique Pillot, ou Jeremy Mans en peinture … ou tout simplement une discussion avec un ami ou ma copine, ou bien encore un plan dans un film.
Parfois des histoires ou des films m’inspirent auss i: un Myazaki pour le coté féerique mais subtile peut beaucoup m’inspirer.

“Celui qui court”, album jeunesse avec Marie Aulne

Et Toulouse ! Qu’est-ce qui t’inspire dans cette ville ?
L’architecture ! Je viens de Normandie. A Toulouse je trouve les rues et les briques magnifiques. Quand j’suis arrivé j’avais vraiment cette impression de dépaysement, d’être en Espagne ou au Maroc : tout orange, rose.
Il y’a aussi plein d’ expos sympa un peu partout, c’est vraiment cool.

Qu’est-ce qui te motive dans ce métier, qui te fait lever le matin pour créer ?
Le plaisir personnel de créer ce qu’on a en tête, c’est super gratifiant. Ce qui est bien c’est que tu peux avoir des contrats de l’étranger sans être obligé de rencontrer l’éditeur. Donc tu voyages un peu depuis chez toi, tu t’exportes. Ça c’est motivant.

Qu’est-ce que tu aurais envie de dire aux hésitant-e-s, aux artistes enfouis qui n’osent pas trop se montrer ?
Ne pas se faire marcher dessus si tu veux être professionnel, et te faire respecter.
Il faut savoir saisir les bonnes occasions qu’on peut trouver à côté de chez soi : dans le relationnel, les amis des amis, etc. Parfois il n’y a pas besoin d’aller chercher très loin !

Quelle est ton actualité ?
Un bon gros road trip à travers le monde en camion aménagé, sur lequel je vais faire un carnet de route illustré!
L’idée c’est d’aller jusqu’en Asie, puis montrer un peu la vie des gens…

Retrouvez les illustrations de Clément sur son site ici ! 

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