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Paranoïd : une pop nostalgisante en clair-obscur

11 juin 2018

Paranoïd : une pop nostalgisante en clair-obscur

Mes années fac, synonymes de premières années à Toulouse, je les ai vécu avec de la pop-rock comme bande originale de mon petit film perso. Le souvenir de ces années de liberté, d’amitiés, et surtout de premiers vrais concerts étant enfin défaite du joug des consignes parentales, me rendent souvent nostalgique de cette époque.

En écoutant Paranoïd, c’est un petit flash back vers cette période, où MTV UK tournait en boucle sur mon écran pour découvrir et écouter des groupes baignés dans une britpop libératrice. Composé de Martin Jaussan à la basse, Pap’s Luciani à la batterie, Timothée Sussin à la guitare, et mené par Pierre Adrien Marot (P.A. pour les intimes !) à la guitare et au chant, Paranoïd nous fait vivre un “Back to the Future” où toutes les influences du groupe et de leur époque s’écoutent avec un sentiment de déjà-vu qui met le smile.

Avec leur 2e EP “Dark/Light” prévu pour novembre 2018 dont est issu “Lazy Day”, premier extrait sorti début juin, et un concert au Connexion Live ce jeudi 14 juin, il ne fallait pas passer à côté de l’actualité de ce groupe qui commence gentiment à bien faire parler de lui ! Alors quoi de mieux que de leur donner directement la parole pour se présenter un peu 😉

Entre ceux issus de familles de musiciens, et ceux ayant été au conservatoire, vous sembliez tous prêt à embrasser une carrière musicale. Quel a été le déclic pour la formation du groupe ?
Le groupe s’est formé fin 2016. Nous nous sommes retrouvés autour des compositions de P.A. On a toujours gardé ce mode de fonctionnement :  P.A ramène beaucoup de morceaux plus ou moins figés et nous faisons le reste ensemble. Il y a une véritable spontanéité lorsque nous sommes tous les quatre derrières nos instruments, on appelle ça de l’alchimie je crois ?

Pourquoi avoir choisi ce nom ? Que représente-t-il pour vous ?
Il y a une référence musicale dans le nom, à vous de trouver (faut garder un peu de mystère quand même) (rires) – (moi je penche pour Radiohead, ndlr !)

PARANOïD, dans ce que ça nous évoque, c’est d’abord la notion de dualité. Très présente dans notre musique, les thèmes renvoient souvent à la place de l’homme et de la femme dans notre culture occidentale souvent auto-centrée. Que ce soit en revisitant à notre manière les mythes fondateurs de notre société ou au travers d’histoires personnelles et plus légères parlant de haine et d’amour, d’échec et d’espoir, d’ombre et de lumière.

crédit photo : Paranoïd

Comment décririez-vous votre groupe et votre univers, musical et visuel ?
Actuel, dans le sens où nous sommes conscient que le message que nous portons s’applique au monde dans lequel nous vivions et à des problématiques d’aujourd’hui. C’est important pour des artistes de garder cette notion en tête. Nous voulons parler aux gens, leur raconter des histoires. Encore une fois, nous construisons notre univers autour de ces contrastes d’ombre et de lumière. Autant musicalement que visuellement, nous essayons de créer notre propre palette de couleurs et de choisir entre elles en fonction des émotions dont les morceaux nous parlent. Il y a dans notre univers une donnée physique, sentimentale, affective, instinctive, organique.

Quel morceau conseilleriez-vous pour une première écoute? Et pourquoi?
Pour commencer peut être «Loud in your soul», notre premier single ou encore «Lazy Day», le 2ème dont le clip vient tout juste de sortir. C’est un bon début. Ensuite on peut écouter les autres morceaux pour rentrer d’avantage dans notre univers et capter d’autres émotions, notamment cette logique de dualité entre ombre et lumière : certains morceaux sont plus sombre, d’autres beaucoup plus solaires. C’est un peu un balayage émotionnel, une danse électrique… On aime bien dire ça !

Votre premier EP sonnait comme le premier chapitre de cette aventure. Qu’en est-il sur second EP ?
Nous sommes très fiers de ce premier EP. Il a posé les fondements de notre musique. Le second lui ressemble en beaucoup de points car nous faisons toujours la même musique mais se distingue dans le son, la production. Nous avons le sentiment que ce nouvel EP nous a fait franchir une étape. Il est plus rock que le premier. Le message est toujours le même mais là aussi, il va plus loin dans le contraste. L’amour et la colère se tournent autour, le but étant qu’ils se réconcilient. Notre dernier clip l’illustre bien.

Quelle est l’histoire de ce titre, «Dark/Light», pour le deuxième EP?
Quelle transition ! (rires). Ben justement, «Dark Light», c’est très explicite! On peut le traduire par “clair/obscur”. Ce sera le titre du nouvel EP ainsi que celui d’une des chansons qui figurera dessus. Là encore, on voulait un titre qui incarne l’univers dont on a parlé.

crédit photo : Florian Lamarque

Avez-vous un souvenir de concert qui vous a marqué, ou des anecdotes croustillantes à partager ?
Haha !! On a bel et bien des souvenirs marquants et des anecdotes croustillantes à vous raconter, mais venez nous voir en concert, on vous les racontera en sortant de scène (rires) !!

Quelles sont vos prochaines dates à noter dans l’agenda pour venir vous voir sur scène ? Y aura-t-il une Release Party pour la sortie du nouvel EP ?
Nous serons sur la scène du Connexion Live ce jeudi 14 juin pour notre plus grand plaisir ! C’est un lieu incontournable de la scène Toulousaine et de son centre ville, on est prêts à tout donner. On vous y attend !! On aura la chance de voir la soirée ouverte par l’excellent Duo de Pop/Folk «Jell-oO», on les embrasse très fort ! Ensuite, on se déplace à Castres pour la fête de la musique du Bolegason. On en profite pour faire une grosse bise à Virginie ! Puis quelques dates cet été dont une petite tournée Rochelaise. Vous verrez tout sur notre page Facebook.

Concernant la sortie du 2ème EP, on fera un concert de Release à Toulouse bien sûr; mais on va garder encore un peu de mystère sur le lieu, haha !!

crédit photo : Clément Rousseau

Et en bonus, quelles sont vos bonnes adresses toulousaines, vos coups de coeur à partager avec nous ?
AHHH !! Les bonnes adresses ! On n’est pas Toulousain si on n’aime pas ses bonnes adresses !

Ben on va dire la boulangerie « Le temple des douceurs » rue de Metz, « Favoris » by Lydia Destarac, une friperie rue de la Bourse. Ensuite, on aime bien aller boire un verre au pub « The Four Monkeys » ou au « Tchin », un café au « Café Cerise », manger indien au « Maharaja », essayer des magnifiques guitares au Shop de Nicolas Barbe rue de la colombette, ou chez Jean-Yves Chouteau. Et aussi flâner à « Gibert Joseph » ou à « Mes mauvaises fréquentations ».

Toutes ces adresses, ça m’a donné faim ! Alors je vous laisse rajouter Paranoïd à votre menu de la semaine, et pourquoi pas, GAGNER DES PLACES POUR NOTRE JEU CONCOURS sur notre page Facebook pour aller les voir au Connexion Live ! Et en attendant jeudi, n’hésitez pas à arpenter leur monde visuel et sonore sur leur chaine Youtube, et à suivre leurs actualités sur leurs pages Facebook et Instagram !

crédit photo : Paranoïd

 


Ancienne rockstar devenue maman, j'aime la bonne bouffe et la musique. Fan de Fantomette dans mon enfance, je réalise mon rêve d'Oeil-de-Lynx en prêtant ma plume à Bobby plutôt qu'à mon Skyblog.