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Phénomène J, le lover qui porte bien son nom !

3 décembre 2018

Phénomène J, le lover qui porte bien son nom !

Phénomène J, auteur, compositeur, interprète autodidacte m’a fait découvrir son univers musical il y a peu. Amoureux de la voix, son style prend corps sur des mélodies aux sonorités chaudes et exotiques.

Originaire de l’île Maurice, il a voyagé à la Réunion, Madagascar et Mayotte. Depuis 2017, ce jeune artiste cosmopolite vit à Toulouse, où il poursuit ses études en master musique, là où je l’ai rencontré ! Ses voyages lui ont permis de rencontrer et collaborer avec de nombreux artistes internationaux qui ont influencé son identité musicale. Après avoir participé à la création de quelques albums, il sort son premier EP solo « Music Power ».

Bonjour Phénomène J ! En deux mots, comment te définis tu ?
Lover, mélomane : amoureux de la voix, de toutes les voix.

Comment as-tu débuté dans la musique ?
Je chante depuis tout petit pour mon plaisir. Je faisais partie d’une maîtrise à l’église, je m’éclatais beaucoup ! J’adorais.

Et la composition ?
La création, c’est mon cousin qui me l’a fait découvrir à travers l’écriture. Il rappait avec des potes. Il me disait qu’il faisait partie d’un groupe d’artistes connus, ça m’a motivé à écrire mes textes pour les rencontrer. J’avais 14-15 ans.

Dans mon quotidien j’essayais de reproduire les sons que j’aimais, que j’entendais. Au collège, je chantais tout le temps, je frappais des rythmes sur la table et je chantais par-dessus. Mes potes me demandaient « Comment tu fais ça ? », le déclic est parti de là ! J’me suis dit, si j’arrive reproduire ces musiques que j’aime, je peux créer mes propres sons. D’ailleurs mon nom vient de là : à la base mon nom, c’était Cool J, mais y avait tellement de pseudos “Cool” déjà pris, que j’ai voulu changer ! Mes potes à chaque fois me disaient « Mais comment tu fais ça ? T’es un phénomène, t’es un phénomène  ! » C’est de la que vient l’appellation Phénomène J.

Quel sont tes sujets de prédilection et où trouves-tu l’inspiration ?
Comme je suis un lover, je parle souvent d’amour, mais ce n’est pas forcément l’amour garçon-fille. Excepté pour mes dernières compositions, qui sont plus commerciales. En général, je parle vraiment de l’amour universel, l’amour que tu as pour tes parents, pour tes potes…  J’essaie d’écrire des textes où chacun peu reconnaître son histoire. Je m’inspire des expériences vécues, et parfois j’imagine des scénarios. J’essaie de me rapprocher au plus de ce que vivent les gens. Pour la musique je puise dans les musiques que j’écoute pour la partie instrumentale (musique indienne, hollywoodienne, antillaise…).

Quel est ton style musical ? Tes goûts musicaux ont-ils évolué dans le temps ?
Oui, mes goûts musicaux ont évolué. J’ai démarré avec le Dance Hall, c’est un style technique où le débit vocal est très rapide ! Plus tu parles vite plus t’impressionnes. Sauf que mes potes me disaient « On ne comprend pas ce que tu dis, ça va trop vite ». Ça m’a amené à composer dans des styles plus calmes comme la musique antillaise, le Zouk, moins technique, où la beauté de la mélodie est plus importante et le texte est plus intelligible, mis en valeur.

Puis, je me suis intéressé à la musique africaine à Madagascar, ça ressemble au Dance Hall mais il y a beaucoup plus de mélodie. Et ça, c’est le top pour moi parce que j’adore tout ce qui est technique vocale et mise en valeur du texte et de la voix … Ça m‘a inspiré dans mes créations que j’ai faites par la suite.

Qu’est-ce qui t’inspire le plus dans Toulouse ?
La mixité culturelle, le fait qu’on entend parler plein de langues : occitan, créole, anglais, italien, arabe…

Ton dernier EP « Music Power » est paru en août 2018, peux-tu nous en parler ?
Oui, c’est un EP, c’est comme un album mais plus court. Ce sont les gens que je connais, qui me suivent sur les réseaux sociaux qui voulaient que je créée un album parce que je ne sortais que des titres isolés ou en collaboration avec d’autres artistes : d’ailleurs vous pouvez les écouter sur YouTube 😉

As-tu collaboré avec des artistes Toulousains pour ce premier album solo ?
Oui, j’ai collaboré avec deux artistes Toulousaines Céline Labadie qui apparaît en featuring sur « Sunshine », et Lude Milia qui fait les chœurs sur les titres « Come Closer », et « Nu dé ».

Dans quel style as-tu composé cet album ?
C’est une influence d’afro bit : c’est de la musique populaire africaine, et de zouk antillais. Au niveau de l’écriture des textes, je fais du code swinching, c’est-à-dire que je mélange les différents langages : le créole, l’anglais, et le français. Pour rester universel justement.

Pourquoi « Music Power » ?
C’est pour rendre hommage à la musique. Montrer l’impact qu’elle peut avoir sur une vie, c’est grâce à elle que je suis à Toulouse aujourd’hui, que je fais des études (de musique). C’est pour dire à quel point la musique compte pour moi, qu’elle représente un peu tout dans ma vie. Elle m’aide à persévérer, à continuer quand c’est difficile.

Quel est le titre dont tu es le plus fier ?
« Can you feel », je suis fier de la mélodie et l’instrumental, même s’il y a toujours des petites choses à améliorer.

Qu’est ce que motive à faire tout ça ?
La partage, l’imaginaire, le fait de passer des messages universels qui peuvent toucher tout le monde. C’est aussi pour ça que je mélange les langues : anglais, français, créole… Le fait que les personnes s’y retrouvent ou pas. Mais mon but c’est de toucher les gens. J’aimerais bien écrire dans plus de langues mais je n’en parle pas d’autres (rires).

Quel est ton plus beau souvenir d’artiste ?
Le festival des îles à la Réunion à St Leu en août 2013 auquel j’ai participé. J’ai rencontré beaucoup d’artistes qui venaient d’horizons différents. J’ai rencontré Youssoupha en boite de nuit (rire).

Un conseil à donner aux artistes en herbe ?
Il faut être à fond sur les réseaux sociaux (Sound cloud, iTunes, YouTube …). Il faut y aller, ne pas rester dans son coin. Il faut se médiatiser, c’est comme ça qu’on attire les labels et qu’on peut se faire connaître.

Un dernier mot pour la fin ?
Merci à l’équipe de Bien vu Bobby pour cet article. Et puis pour tout ce que vous partagez.

Merci Phenomène J !

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Je suis étudiante en master musique. Pianiste, chanteuse, danseuse, je suis passionnée par toutes les formes d'expressions artistiques que je partage sans modérations.