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Rencontre avec Denfima, rappeur toulousain !

10 février 2018

Rencontre avec Denfima, rappeur toulousain !

Denfima, c’est qui? Un jeune Toulousain qui commence à se faire reconnaître dans le milieu du rap game, un jeune homme touchant accompagné de beaucoup d’humour. Pour moi, c’est un ami d’enfance, je me rappelle encore quand il nous faisait ses mini concerts en cours ou pendant nos pauses. Aujourd’hui, il rempli quelques salles de concerts à travers la France, et je trouve ça vraiment cool pour lui.  C’est donc avec plaisir que je lui ai fait une petite interview pour te le faire découvrir. 

Peux-tu nous parler un peu de toi, pour celles et ceux qui ne te connaissent pas ? Ton parcours ? Pourquoi la musique et pourquoi le rap ?
Moi, c’est Denfima, mon prénom c’est Arnaud. Je viens de Toulouse, je fais de la musique et du rap depuis 8 ans environ. J’ai commencé le rap parce que j’aimais l’écriture, et j’ai beaucoup écouté cette musique quand j’étais plus jeune. C’était direct, imagé, ça m’a parlé.  J’ai pas mal tourné sur  Toulouse et dans les environs depuis quelques années. Dernièrement j’ai commencé à faire des  concerts en dehors de la ville rose, aux Pays Bas pour un tremplin international, et aux Francofolies de la Rochelle l’été dernier. J’ai également sorti mon premier EP le 20 janvier « Bloqué là haut » (disponible partout sur les sites de téléchargements légaux Spotify, Deezer etc).                                      ©Lylla Chami

Comment trouves-tu ton inspiration, que ça soit au niveau des textes, mais aussi de la mélodie qui les accompagne?
Je m’inspire beaucoup de ce qui m’entoure, des discussions que je peux avoir, de mes potes, de ce que je vis, de ce que je ressens,  des gens qui me soutiennent aussi. Parfois les thématiques peuvent être des sujets déjà traités, mais j’essaye de trouver une manière particulière d’en parler.
Concernant la musique, je travaille avec plusieurs compositeurs majoritairement Dr.Chill et Jack Mallett qui ont composé l’intégralité de mon premier EP, même si je ne touche pas encore aux machines pour la compo, on travaille ça ensemble pour avoir une cohérence. Ça peut partir de l’instru, ou moi qui trouve une mélodie, ou alors j’explique de quoi j’aimerais parler et on réfléchit à comment le mettre en musique.

Parle-nous un peu de ton EP sorti récemment ? A quand l’album au complet ?
Mon premier EP s’appelle « Bloqué là haut », j’ai choisi de l’appeler ainsi car je l’ai écrit dans une période où j’hésitais entre me donner à fond dans la musique ou assurer mes arrières avec un travail ou en continuant mes études. La thématique du projet, c’est « le choix » on la retrouve dans des morceaux comme «La nouvelle » (le clip est sorti) ou « Mama coloc » par exemple. Je pense qu’on est dans une époque où le choix entre « vouloir réaliser » ou vivre une vie plus sûre se pose à beaucoup de monde.
L’album complet, je ne sais pas encore, aujourd’hui il y a des EP qui font 13 titres, des albums qui en font 10, le nom du format a moins d’importance aujourd’hui. Je vais défendre ce projet jusqu’au bout, faire de la scène, je prépare déjà la suite, mais je ne sais pas encore ce que ça donnera au niveau du format ni quand ça sortira.

Quels sont tes futurs projets ?  Concert ?
Le 1er mars je serai en première partie de Lorenzo au Bikini. Le 3 mars au Club (Rodez) et d’autres dates en prévision.

Les raps contenders (concours de rap), ça te tente ?
Non, j’ai beaucoup suivi au début j’accrochais beaucoup, sur les dernières éditions je trouve que ça s’essouffle un peu. C’est une discipline qui demande beaucoup de temps de travail (écriture, mémorisation). Je préfère faire des concerts et sortir des projets, faire des battles, c’est une discipline à part.

Pourquoi as-tu choisi ce pseudonyme « Denfima » ?
Denfima signifie «enfant noir » en dioula c’est un dialecte d’Afrique de l’Ouest dont je suis originaire (Burkina Faso). Je l’ai choisi dans une période où je me renseignais beaucoup sur les figures importantes africaines et afro américaines. Une manière d’affirmer mon identité africaine dans mon métissage.

Quels sont tes meilleurs souvenirs dans ta vie d’artiste ? 
Les souvenirs de concert, c’est unique, chacun d’entre eux est unique. Récemment  il y avait le concert pour la sortie de mon EP avec le soutien de la mairie de Toulouse  au Metronum, une salle qui m’accompagne depuis plusieurs années. Ce soir là, il y avait  plus de 300 personnes présentes. D’habitude je suis en première partie ou avec d’autres artistes , on ne vient pas me voir moi en particulier .

Alors quand pour ton premier concert solo tu rassembles autant de monde, c’est incroyable ! Il y a aussi les Francofolies de La Rochelle, un gros festival sur lequel j’ai eu la chance de jouer également grâce au Metronum  et à son programmateur Soufiane Djaffer, qui nous accompagnent depuis quelques années et que je ne remercierai jamais assez. Sans eux, j’en serai pas là.

Enfin, il y a La victoire au tremplin international «Imagine » aux Pays Bas, où j’ai été avec mon équipe le premier artiste français à gagner ce concours musical en compétition avec des groupes du Brésil, du Zimbabwe, de Belgique, de Croatie et de Suède. Non seulement c’est un honneur de représenter les couleurs de son pays, mais jouer à des kilomètres de chez soi et décrocher cette victoire c’est aussi un accomplissement pour le travail qu’on a réalisé.                   ©zacharie burger

Que dirais-tu à quelqu’un qui souhaite se lancer dans la musique ?
Qu’il faut le faire par passion, ça veut dire travailler et prendre du plaisir à le faire sans rien attendre en retour, au moins au début. Que c’est toujours bien d’avoir un bagage scolaire avant de se lancer à 100% et qu’aujourd’hui la musique s’inspire de tous les styles : faire de la musique qui nous ressemble, c’est le meilleur moyen de se démarquer. Tu joues du tam tam et tu veux faire du rap ? Fais du rap avec du tam-tam ! Tu adores le curling, parle de curling. Aujourd’hui il faut créer sa case plutôt que correspondre à la même case que quelqu’un d’autre. Enfin pour un artiste, faire de la musique c’est 50 à 60% du travail. Le reste consiste à faire en sorte d’être écouté. Pour ça, il faut avoir des bonnes idées, car avec internet tous les outils technologiques, il y a 1 million de choses à faire pour attirer l’attention sur soi, il faut juste faire différemment.

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Et si tu veux aller faire plaise à tes oreilles:
1er Mars 2018 au Bikini (Ramonville) & Le 3 Mars 2018 au Club (Rodez)


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