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Une mode Vintage intemporelle et responsable : Bienvenue chez Felicita

25 septembre 2018

Une mode Vintage intemporelle et responsable : Bienvenue chez Felicita

On ne peut plus se le cacher, le monde de la mode est réellement impitoyable. Que ce soit dans son mode de fonctionnement lors des défilés, pour son impact sur la jeunesse et les mentalités, ou pour ses méthodes de production pas toujours très… éthiques. Mais derrière les grosses industries avares de chiffres se cachent encore les irréductibles, les passionnées, les amoureux de la mode pour les messages qu’elle peut véhiculer et l’authenticité et l’unicité de l’histoire de chaque vêtement afin de révéler nos personnalités.

C’est dans cette voie que s’inscrit Justine et sa toute jeune entreprise Felicita, pour laquelle elle créée ou réinvente des pièces uniques pleine de sincérité et de bienveillance inspirées. Quand on la rencontre pour la première fois, on s’attache à son sourire “so fresh” et sa personnalité pétillante. Mais derrière ces lunettes se cache une vraie passionnée de Vintage, qui suit un processus plus vertueux et responsable, à l’écart de tous les clichés qui secouent le monde de la mode actuellement.

crédit photo : Felicita

Qui es-tu et quel est ton parcours ?

Je m’appelle Justine, je suis née et j’ai grandi à Toulouse. À l’âge de dix-sept ans je suis partie vivre une année aux États-Unis, puis six ans à Marseille pour mes études. Une fois diplômée des Beaux-Arts et d’une école de mode je me suis lancée dans la vie active. Après plusieurs expériences professionnelles, j’ai décidé de créer mon entreprise : un site de vente en ligne de vêtements vintage, de seconde-main et de pièces retravaillées.

Qui se cache derrière Felicita ? Pourquoi ce surnom et pourquoi l’avoir choisi comme nom pour ton entreprise ?

Felicita était le prénom de ma grand-mère italienne. Au moment de nommer ce projet qui n’était, il y encore un an, qu’un rêve d’indépendance, son nom ne fut pas une évidence. C’était trop personnel, trop sensible. Puis, finalement, à force de tergiversations, toutes les valeurs que je souhaitais insuffler étaient là, c’est elle qui me les avaient transmises. L’amour inconditionnel, la bienveillance, la récupération, réparer ce qui est abîmé, faire soi-même, garder, tout garder, cela peut toujours servir. La persévérance, le travail, la force d’y croire, son chemin, sa vie, son humilité, son intelligence. Une source d’inspiration immense, une ligne de conduite toute tracée et le goût des choses qui restent.

crédit photo : Louis Piquemil

Comment décrirais-tu Felicita ?

Felicita c’est la liberté d’être soi-même, de s’affranchir ou non des règles, de choisir la différence. C’est aussi la liberté de penser la mode de façon responsable. Je consacre beaucoup de temps à chercher des pièces pertinentes, c’est ce qui me fait le plus vibrer, je suis très sélective ! J’adore fouiller et découvrir des merveilles comme des manteaux en laine et cachemire, des blouses en coton, des vestes en cuir patiné. Ensuite, tout est nettoyé, inspecté et photographié. Durant ce processus je m’approprie les pièces, je les analyses, un peu comme l’on fait connaissance avec quelqu’un. Lorsque je les mets en vente sur le site je suis heureuse de savoir qu’elles seront le coup de cœur de quelqu’un d’autre. Au final, Felicita c’est le partage.

Comment est né ton projet ? Quel a été le déclic pour le rendre concret et te lancer à fond ?

Felicita est né d’un échec professionnel qui m’a beaucoup affecté. L’élaboration de ce projet a été l’occasion de me reconstruire. Lorsque j’ai quitté mon poste de journaliste mode et lifestyle au sein d’un magazine, se lancer dans un projet personnel m’est apparu comme une évidence. J’y suis allée pas à pas, j’ai pris le temps de construire des bases solides.

crédit photo : Felicita

Est-ce un rêve que tu avais depuis longtemps ?

Absolument pas ! J’avais trop peur de me lancer et de travailler à mon compte, toute seule, je n’en avais pas envie mais j’étais très admirative de ceux qui tentaient leur chance. J’ai l’impression d’avoir changé d’avis du jour au lendemain, de m’être dit « j’avais tort, c’est de ça que j’ai besoin et je pense que je peux le faire ». Maintenant je suis plus épanouie que jamais dans ma vie professionnelle, les étapes et les échecs précédents ont pris tout leur sens. J’apprends tous les jours, sur moi, sur les autres, sur mon travail, c’est vraiment passionnant.

Comment t’es-tu entourée pour le mener à bien ?

J’ai eu la chance d’avoir le soutien et les encouragements de mes proches, amis et famille confondu et notamment de mon compagnon, ça donne des ailes dans les moments de doute.

crédit photo : Felicita

En quoi ce projet correspond à tes aspirations ? Quelles valeurs véhicule-t-il ?

Mon comportement de consommatrice a énormément changé ces dernières années, je recherche l’authenticité, les belles matières, des coupes qui tombent bien. J’ai un rapport très affectif aux vêtements, c’est important qu’ils aient une signification, qu’ils soient liés à des souvenirs. Je les garde longtemps, j’aime acheter une pièce en me disant que je l’aimerai encore dans dix ans et que je pourrais toujours la porter. Je cherche également à m’éloigner des tendances de passage car elles nous lassent rapidement, je vais plutôt vers des pièces intemporelles et autant que possible uniques. La mode est un moyen d’expression fascinant car, en somme, notre style dit tellement de ce que nous sommes et puis c’est si inspirant de regarder les autres. Le vintage est un mélange de tout ça, c’est une façon d’avoir un rapport plus personnel et plus honnête à la mode.

Il y a bien évidemment une dimension écologique non négligeable, que je suis fière de revendiquer. Redonner une seconde vie à un vêtement, c’est éviter le gaspillage et valoriser l’économie circulaire dans une optique de zéro déchet. J’apporte une grande attention à utiliser autant que possible des matériaux recyclés ou d’occasion. C’est important que chacun ajoute sa pierre à l’édifice comme il peut.

Comment fais-tu pour travailler sur tes nouvelles pièces ? Quelles sont tes inspirations ?

Les nouvelles collections des grandes maisons, l’art, l’histoire de la mode, la musique, le cinéma, la rue, les réseaux sociaux, les magazines, les livres… un peu tout ce qui me tombe entre les mains en fait. Je puise un partout ce qui m’intéresse et je vais chercher ce à quoi je suis sensible. Ensuite je fais des « moodboards » : sur un tableau j’épingle des images, des mots, des tissus, des looks, c’est comme prendre des notes en fait. Et lorsque je comprends où je voulais en venir, je me mets derrière ma machine à coudre.

crédit photo : Louis Piquemil

Qu’est-ce qui te motive dans ce métier ?

J’aime profondément la mode, depuis toujours. Mais ces dernières années j’ai vraiment pris conscience de l’impact catastrophique qu’a cette industrie, tant d’un point de vue écologique que moral et j’ai eu honte. Honte d’y avoir participé, de ne pas avoir réagi, de pas avoir saisi plus tôt la gravité de la situation. Et puis j’ai réalisé que le changement était déjà en route, qu’il y avait des gens qui accomplissaient un travail incroyable, chacun à leur façon et qui montrent avec brio que la mode vaut mieux que ça ! Le manifeste Anti-Fashion rédigé en 2014 par Lidewij Edelkoort a été un électrochoc. Et puis il s’en est suivi la découverte d’initiatives puissantes comme les marques Les Récupérables, Germanier, Le Slip Français, Veja, ou encore les collectifs Éthique sur l’étiquette et SloWeAre. Stella McCartney, quant à elle, produit depuis ses débuts des collections luxueuses, profondément ancrées dans le respect de la nature, des personnes, des animaux, tout en étant dans une dynamique circulaire. La mode est en train d’être réinventée, quoi de plus motivant ?

Tu vas participer au Salon du Vintage de Toulouse le week-end prochain. Tu peux nous en dire plus sur ton stand ?

C’est top secret, venez le découvrir ! J’ai envie d’en faire un espace convivial et de partager ma passion avec les visiteurs. Les premières pièces de l’automne y seront en avant-première. J’invite également à consulter mon site internet, afin de ne pas passer à côté des nouvelles pièces « créations » et « vintage », régulièrement mises en ligne.

crédit photo : Louis Piquemil

As-tu d’autres projets en tête ? Ou quelles sont les prochaines étapes ?

Je ne l’ai pas encore annoncé, mais je participerai également au Salon du Vintage de Bordeaux les 3 et 4 novembre. Je travaille aussi à développer quelques pièces au design intemporel, fabriquées à partir de jeans issus de la récupération.

Bien Vu Bobby, c’est aussi le partage des bonnes adresses ; quelles sont les tiennes sur Toulouse ?

Groucho et Jet Rag Vintage, pour une séance shopping. Le Bikini pour des concerts de folie. Emmaüs pour se composer une déco au top, trouver parfois et aider une communauté tournée vers la bienveillance.

crédit photo : Felicita

Alors si toi aussi tu es séduit, ou tout simplement curieux, n’hésites pas à aller pousser la porte du Salon Vintage de Toulouse ce week-end pour aller à sa rencontre ! En plus, Felicita vous fera 10% de réduction si vous dites le mot de passe “Bien Vu Bobby” en arrivant à la caisse !! Faites déjà du repérage en visitant sa page Facebook, son Instagram et son site internet. En quête d’authenticité et de qualité, il ne fait aucun doute que vous y trouverez votre Perle Rare…

 


Ancienne rockstar devenue maman, j'aime la bonne bouffe et la musique. Fan de Fantomette dans mon enfance, je réalise mon rêve d'Oeil-de-Lynx en prêtant ma plume à Bobby plutôt qu'à mon Skyblog.